vers 78° nord à 2H

9 février 2004 - 2ème jour : de Florø à Kristiansund

diaporama des photos du jour de la galerie - grand panorama du jour : Ålesund - carte inter-active du jour

 

2ème jour : Bergen7 H 30, il neige à Måløy : une petit couche de grézil recouvre le quai et la coursive extérieure. Cette nuit, j'ai été réveillé à 2 H et j'ai regardé par la fenêtre. C'était magnifique : on longeait des petits îlots sous un clair de lune... j'ai presque eu envie de me lever pour aller faire des photos sur la coursive extérieure du pont 5.


 

Malgré le vent de face, la nuit n'a guère été agitée du fait que la route de l'hurtigruten est vraiment protégée de la houle du large dans cette partie du voyage.

 

Vestkapp9 H 15 : on double le Vestkapp, le "Cap Ouest", et ici, par contre, nous ne sommes plus protégés par des archipels à l'ouest ; c'est la mer ouverte ; le point le plus occidendal de Scandinavie qui subit l'assaut de la houle de l'Atlantique nord.

Ca remue pas mal lors de notre passage dans la Mer de Stad [comme lors de mes 3 précédents voyages]. Alors que je suis dans ma cabine au pont 6, les embruns des vagues que percute l'étrave s'élèvent au dessus de ce niveau [les embruns, pas les vagues...heureusement]... "Mais bon, ça remue, mais correctement" ai-je noté.


 

10 H 37 : lever des couleurs de la poste norvégienne alors que nous approchons de Torvik sous un ciel encore encombré mais qui laisse aussi entrevoir quelques éclaircies.

en arrivant à Torvik10 H 50 : nous virons pour le quai de Torvik. Le temps est à la neige et j'ai du mal à rester sur la coursive exposée. A l'arrière et sur tribord, ça va à peu près. La neige fine tient très bien et s'insinue partout mais bon... c'est ça que je suis venu chercher à cette époque... Euh... je crois que je vais aller prendre mes gants...

Juste avant Torvik, par beau temps, nous aurions pû apercevoir le chantier naval de Ulsteinvik où ont été construits 4 des express-côtiers actuels.

11 H 10 : à quai à Torvik, le lamaneur / manutentionnaire de Nor-Cargo se déplace sur son élévateur équipé d'une lame chasse-neige avec laquelle il "fait le ménage" sur le quai. Juste sur le quai et une vielle "américaine" [au moins un moteur V12, vu le bruit qu'elle faisait] qui était à bord depuis Bergen et qui reprend la route à Torvik n'arrive pas à atteindre le haut de la petite pente entre le quai et la route... un 4x4 vient la dépanner et de plus un chasse-neige passe également sur la route juste à ce moment.

Il neige de plus en plus... Entre Torvik et Ålesund, notre route est balisée par quelques phares plus ou moins importants situés, soit sur des ilôts soit sur le continent.

en arrivant à Ålesund12 H 15 : le ciel s'est nettement éclairci et il fait presque beau quand nous arrivons à Ålesund. Comme d'habitude, les occupants de nombreuses voitures attendent sur le quai. Le couple normand qui n'a pas rencontré ses amis depuis 40 ans doit, en cas de doute, se fier à la toque de leur ami norvégien venu les chercher ; mais bon, apparemment, le couvre-chef n'a pas été nécessaire pour qu'ils se reconnaissent.

A peine les amarres fixées, je vais faire un petit tour rapide dans Indre Havn [voir le grand panorama du jour] plus encombré que lors de mes passages précédents : des petits bâteaux de pêche, de plaisance, etc.

Au bout de 20 à 30 minutes, je retourne à bord pour le déjeuner à 13 H. Comme d'habitude, le déjeuner se compose d'un buffet d'entrées très, très achalandé [même si bien sûr, il n'est pas aussi varié que lors de mes autres voyages compte tenu du peu de passagers à bord], d'un choix de 2 ou 3 plats principaux et d'un choix de 2 ou 3 desserts également.

Le M/S Nordlys est à quai jusqu'à 15 H et comme dans les autres ports où l'express-côtier fait une escale suffisamment longue à l'heure du petit-déjeuner ou du déjeuner, des habitants sont montés à bord pour déjeuner ... l 'Hurtigruten n'est vraiment pas une croisière ordinaire.

Lors de mon 1er voyage en septembre 1999, des cartons siglés "Ekornes", renversés sur le quai, attendaient d'être chargés sur le Vesterålen. J'avais souri en les voyant car si les futurs utilisateurs de ces fauteuils "Stressless" les avaient vus, culbutés sur le quai... Mais bon, ça ne m'empêche pas de m'endormir beaucoup trop souvent dans mon propre fauteuil ;o)

Après déjeuner, je repars faire un tour sous un soleil de plus en plus présent avec éventuellement l'intention de monter au belvédère du Mont Aksla à 30 minutes de marche environ selon l'accompagnatrice du M/S Nordlys. La descente de là-haut [mes genoux et mes hanches n'apprécient guère les descentes] et quelques nuages noirs menaçants me font renoncer à cette balade et je retourne à bord du M/S Nordlys.

En chemin, sur le quai enneigé d'une couche d'une dizaine de centimètres à l'avant du M/S Nordlys, des jeunes s'amusent à faire des dérapages contrôlés dans 2 voitures. Leur trajectoire passe à 1 m du bord du quai et j'imagine quelques instants qu'ils "se ratent" et aillent percuter le chalutier accosté à cet endroit ou fassent un plongeon "non contrôlé"... je passe au large.

au large d'ÅlesundL'équipage profite de cette escale pour faire un exercice de sauvetage en présence de contrôleurs qui notent tout : la procédure, mais aussi le fonctionnement des projecteurs, etc. Bien que le départ ait été annoncé à 15 H, nous avons quitté Ålesund avec 50 minutes de retard et n'arrivons à Molde qu'à 18 H 10 pour en repartir à 18 H 30. De 16 H à 17 H 30, une sieste m'a permis de récupérer un peu.


 

A Molde, le thermomètre du pont 5 indique 0°. Dans la soirée, au nord de Molde, ça remue pas mal et je me couche avec un sac plastique à proximité au cas où et sans mettre mes "attelles de repos mains et poignets" afin d'avoir mes mains libres en cas d'urgence.

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