vers 78° nord à 2H

14 février 2004 - 7ème jour : de Berlevåg à Kirkenes et retour

diaporama des photos du jour - carte inter-active du jour

 

7ème jour8 H à Vadsø : il y a 5 cm de neige fraiche ; il "neigeotte", ce n'est pas le grand beau temps encore ; le plafond est bas.


 

9 H : le brouillard n'a jamais été aussi intense ; visibilité à 200 m maximum. 9 H 30 dans Bøksfjorden, le fjord de Kirkenes : pas de glace sur l'eau. 10 H, arrivée à Kirkenes : il y avait plus de glaces flottantes du côté de Finnsnes qu'ici.

kirkenesLe temps est vraiment "bouché" mais je vais quand même aller faire un tour, voir les nombreux chalutiers russes accostés aux nouveaux quais qui n'existaient pas il y a 2 ans.

Je m'habille en "imperméable" de la tête aux pieds et, contrairement aux autres fois où je me baladais vers la gauche à la périphérie de l'agglomération [de toute façon, le brouillard d'aujourd'hui empêche de voir les paysages], je me dirige vers la ville et les nouveaux quais.


 

Je passe devant le REMA 1000 [supermarché] dont l'entrée, proche de la rue, est obstruée par 1 m de neige. Apparemment, il y a cet accès "été" donnant sur un petit parking, non déneigé et une autre entrée de l'autre côté desservie par un parking déneigé. En me dirigeant vers les quais, je croise des marins russes allant sûrement au supermarché, croisement ponctué du "hello" international.

kirkenesEst-ce parce que c'est samedi ? Les chalutiers russes [40 m environ] sont très nombreux à quai, parfois sur 3 rangs. Une citerne des pompiers de Kirkenes ravitaille en eau l'un d'entre eux.

11 H 15, de retour de ma petite balade, ces chalutiers m'ont paru mieux entretenus que d'autres navires russes vus lors de mes précédents voyages. Quels changements au port de Kirkenes depuis 1999 ! Une nouvelle route, de nouveaux quais ont été créés, celui où accoste l'express-côtier a été prolongé et accueille aujourd'hui 3 chalutiers derrière le M/S Nordlys. Il y a également, beaucoup de bâtiments neufs ou en construction à proximité de ces quais.


14 H, nous entamons notre route de retour, encore moins nombreux à bord : 13 passagers "permanents" seulement plus quelques passagers pour 1 ou 2 étapes. Il fait - 2°.

 

16 H 10, nous entrons dans le port de Vardø à la nuit tombée. Si nous sommes moins au nord que hier et demain matin, nous sommes nettement plus à l'est : Vardø est, en effet, à la même longitude qu'Istambul [alors que Bergen est à la même longitude que Marseille].

Vardø Je pars me balader 30 mn dans les rues et sur les quais. S'il fait déjà nuit, je croise quand même des personnes dans la rue : une mère et son enfant assis sur la spark, des ados à vélo [apparemment, la neige au sol ne leur pose aucun problème].

Sur les quais en bois, je passe devant des ateliers aux grandes fenêtres où les pêcheurs font du rangement ou préparent leurs lignes pour demain, semble-t-il ; d'autres finissent de préparer l'expédition de leur pêche. C'est vraiment une atmosphère tranquille : il fait nuit, les 10 à 15 cm de neige fraîche étouffent les bruits, les rares voitures passent presque en silence...

Là-bas, l'éclairage du clocher de l'église, de la forme d'un unique triangle très pointu, est bien visible dans la nuit.


 

20 H 15, accostage laborieux à Båtsfjord. Le vent s'est levé depuis Vardø, il y a du grésil. Le mécanicien chargé de l'amarrage à l'avant s'est repris à 3 fois avant que la touline d'une des amarres [celle qui va de l'avant vers l'arrière ; la plus vers l'arrière] n'arrive sur le quai, contre le vent.

En principe, on devait en repartir à 20 H 15 mais à 21 H, le Nordlys est toujours à quai, bien que le départ ait été annoncé.

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