vers 78° nord à 2H

16 février 2004 - 9ème jour : de Finnsnes à Svolvær (débarquement)

diaporama des photos du jour - carte inter-active du jour

 

9ème jour16 février 8 H à Harstad ; "it's very, very slippery..." je ne suis pas allé bien loin sur le quai... C'est une vraie patinoire ; c'est soit de la "soupe" liquide, liquide sur laquelle on ne glisse pas [il faudrait presque des bottes], soit de la glace vive.


 

Je ne suis pas le seul à glisser sur le quai : tout à l'heure, il y avait un groupe qui arrivait sur le quai... beaucoup de ces étudiant(e)s japonais(e)s restaient immobiles, n'osant plus faire un pas. J'ai failli m'étaler, alors que je marchais dans une flaque de 3 à 5 cm d'eau au dessus de la glace. Je n'ai pas vu sortir le cercueil de la cale du M/S Nordlys, mais c'est la seconde fois que je vois un corbillard, sur le quai à Harstad, emporter un cercueil amené par l'express-côtier.

Ca y est, de retour de ma balade de 20 ou 30 m, allez... peut-être bien 40 m, je suis arrivé dans un espace sans glace : il n'y a qu'une bande de quelques mètres le long du bord du quai à être vraiment déneigée. Beaucoup de gens d'ici ont des chaussures de ville ; comment font-ils pour ne pas glisser ?

Quelques minutes plus tard, je suis en train de faire des photos sur le pont 5... je me retourne et je me retrouve nez à nez avec une étudiante japonaise qui arrive juste, un masque chirurgical sur le visage... une fraction de seconde [juste une fraction], SRAS, grippe aviaire traversent mon esprit...

 

dans Toppsundet9 H, 3° ; nous avons quitté Harstad depuis quelques minutes et virons vers l'ouest pour emprunter le Toppsund sous un plafond relativement bas.

10 H 15 ; il bruine et le sommet de la falaise à l'extrémité ouest du Toppsundet est dans les nuages. Bientôt, nous allons emprunter le chenal de Rysøyrenna dragué en permanence. Au delà du balisage, on distingue bien, malgré la faible luminosité, la couleur plus claire de l'eau du fait de la très faible profondeur.


dans Rysøyrenna

 

12 H 30, nous arrivons à Sortland, chef-lieu des Vesterålen et principale base des garde-côtes norvégiens. Ceux-ci ont de très vastes zones à surveiller, notamment autour du Svalbard [archipel dont l'île principale est le Spitzberg entre 78 et 81° nord] et en Mer de Barents.

la toulineDepuis quelques temps, j'essayais de photographier le mécanicien lançant la touline et mon vieil appareil numérique déclenchait toujours trop tard. Cette fois-ci, j'ai anticipé... 5 dixièmes de seconde plus tard aurait été mieux, mais bon... La touline est un cordage fin se terminant par un poids [gros noeud ou plus moderne, du plastique]. A bord, le mécanicien, noue l'extrémité libre de la touline à la boucle de l'amarre [aussière] après l'avoir fait passer par l'extérieur de l'écubier. Il lance la touline vers le lamaneur sur le quai en conservant l'extrémité reliée à l'amarre au cas où la touline n'atteignerait pas le quai [par vent contraire notamment] ou ne serait pas récupérée par le lamaneur afin d'essayer un nouveau lancer . Normalement, le lamaneur récupère la touline et peut donc ramener l'amarre sur le quai [que déroule le treuil conduit par le mécanicien à bord] sur le quai. Il ne lui reste plus qu'à relancer la touline à bord.

Descendu sur le quai, je pose mon appareil sur l'amarre sans trop trainer. Bien sûr, le risque qu'elle se casse juste à ce moment-là est presque nul, mais je ne suis quand même pas très rassuré... dommage que le bout du Nordlys soit coupé...

Egalement sur le quai de Sortland, des palettes de boites en polystyrène portant l'étiquette : torsk = morue ; rogn = oeufs [cf le français rogue dérivant du scandinave rogn]. Donc il s'agit de caisses de 10 kg de rogue de morues pêchées dans l'Atlantique nord-est avec des lignes de fond emballée le 16/02.

Ca sent les choux et choux de Bruxelles sur la coursive babord du pont 5...

 

14 H 30, le ciel reste couvert quand nous sommes à Stokmarknes où je vais me balader pendant 30 mn.

 

 au nord du Raftsund17 H, le Raftsund est passé... on n'a pas vu grand-chose : ciel couvert, crépuscule [lumière un peu juste pour mon vieil appareil...]. Le M/S Nordlys n'a même pas fait de détour vers l'entrée du Trollfjord. Je n'étais pas le seul à m'être posté à l'avant pour voir le Trollfjord : les jeunes japonais, sans doute informés par leurs professeurs, attendaient aussi ce moment-là.


 

18 H 30, nous sommes à quai à Svolvær ; je salue mes compagnons de voyage et l'accompagnatrice du M/S Nordlys qui m'a réservé un taxi pour rejoindre l'hôtel. Je quitte le M/S Nordlys sous la neige...

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