vers 78° nord à 2H

13 avril 2005 - 9ème jour : de Finnsnes à Stamsund

diaporama en html5 des photos du 13 avril - carte inter-active du jour

 

7ème jour7 H 40, nous arrivons à Harstad. Ce matin, jacuzzi à 6 H 30, il faisait grand beau temps. Seuls quelques nuages au dessus des montagnes du continent masquaient en partie la clarté du soleil. J'ai fait quelques photos avec mon vieil appareil numérique quand les générateurs de bulles du spa s'arrêtaient. Ce matin, l'eau de la piscine n'étant pas trop froide, j'en ai profité pour photographier l'aube, l'appareil au ras de l'eau avec à contre-jour, la statue jouxtant le bassin.


 

Ici maintenant, c'est un peu plus couvert mais le plafond est encore élevé. On voit largement le sommet de la montagne [Toppenfjellet ?] de l'île Grytøya qui domine le Toppsundet, le fjord qui sépare les îles Hinnøya et Grytøya. Je photographie la falaise de cette montagne en arrière plan de l'église de Trondenes [la plus ancienne du nord : elle date d'avant l'an 1000] alors que nous sommes encore à quelques minutes d'Harstad.


 

C'est le M/S Lofoten qui est à quai : à l'avant, la cale est ouverte et la grue est en action pour charger / décharger des palettes. Je vais essayer de le prendre en photo. Rapidement car le M/S Lofoten quitte le quai à 8 H 06.

Après notre départ d'Harstad, je déjeune en compagnie d'Agnès : "c'était un aigle?" se demande-t-on simultanément après quelques secondes de suspension dans notre conversation en pointant nos index vers une des baies du restaurant. Nous venons de voir un aigle à 15 m au dessus de la mer à 50, 60 m... euh non, disons 100 m du navire.


 

10 H 14, après la navigation dans Toppsundet, nous arrivons à l'entrée est de Rysøyrenna, le chenal "artificiel" dragué en permanence. Ce n'est que depuis 1922 que l'hurtigruten passe par ici. A quelques mètres du navire, on voit nettement, malgré le clapot, les fonds qui remontent vers les grèves très proches [voir une belle galerie de photos de Grytøya : on se croirait parfois en Polynésie avec l'eau turquoise et le sable très blanc].

Toujours aussi intéressante, la navigation dans ce chenal. Beaucoup de passagers sont à l'avant du navire mais c'est intéressant également d'être soit sur les coursives latérales ou carrément à l'arrière du navire. Un cargo qui occupait le quai de Rysøyhamn, le quitte et se dirige vers le chenal alors que le M/S Finnmarken y est déjà engagé... m'enfin... En fait, le Sunnmøre de Nor Lines ne fait que s'écarter du quai et "faire des ronds dans l'eau" près de l'entrée ouest du chenal, le temps de l'escale de l'express-côtier.

L'escale à Rysøyhamn se prolonge un peu car des dizaines de palettes de sacs de 50 litres de tourbe sont embarquées à bord. La tourbe est une des principales productions de l'île Andøya. Et encore, toutes les palettes de tourbe présentes sur le quai n'ont pas été embarquées à bord du M/S Finnmarken ; il y en avait l'équivalent de 4 ou 5 semi-remorques.


 

Après une fin de matinée assez ensoleillée, à 12 H 38 avant d'arriver à Sortland, le navire passe sous le pont reliant les îles Langøya et Hinnøya. Comme d'habitude, le car de l'excursion partie ce matin d'Harstad pour visiter les Vesterålen par la route a attendu quelques minutes pour être "synchro" avec le navire : cette fois-ci ce n'est pas un navire de la ligne qui est salué à grand renfort de draps agités mais plus simplement le car de cette excursion lorsque le M/S Finnmarken arrive sous le pont.


 

Les passagers partis en excursion ce matin en reviennent enchantés : grand beau temps, petite cérémonie en français dans l'église de Trondenes. J'ai l'impression, au fil de mes escales à Sortland, que les navires des gardes-pêche sont de plus en plus modernes, récents. Beaucoup ont l'allure de remorqueurs de haute mer. Sortland est le port d'attache des gardes-côte du nord de la Norvège jusqu'au Svalbard [Spitzberg]. Il y a un petit clapot dans le fjord quand nous quittons Sortland à 13 H 30, mais bon, le ciel est encore assez dégagé.

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