15 novembre 2005 : escale à Puerto Eden

[diaporama des photos du jour] [programme du jour] [carte de Puerto Eden et Puerto Chacabuco]

 

9H à Puerto Eden depuis le MS Nordnorge15 novembre 2005 à 6H : on navigue sur une seno ; le ciel est assez couvert ; les matelots préparent l'échelle de coupée pour débarquer en Polar Cirkel Boat à Puerto Eden où nous devons arriver vers 8H30.

Plus tard : il y a du vent ; ciel toujours partiellement couvert. C'est bizarre : la limite de la neige est plus basse que dans le sud.


 

9H17 à Puerto Eden Autour de Puerto Eden, la végétation est composée de mousse, tourbe et autres plantes de marécage. Je retrouve la végétation du Yeun Elez, les "Portes de l'enfer", lieu mythique et de légende situé dans la cuvette au pied du Mont Saint Michel de Braspart au coeur des Monts d'Arrée ; la nuit, on y rencontre l'Ankou portant sa faux... si la nuit, vous entendez le grincement sinistre de sa karrigel [charrette], sans doute que votre dernière heure est arrivée... Il y a aussi des arbres... mais rabougris ; à peine 2 à 3 mètres de haut... et encore...

Nous débarquons donc à Puerto Eden sous un léger crachin et il fait assez doux : 12°C. C'est la première escale d'un navire de la saison des croisières ici. Le pilote du Polar Cirkel Boat nous amène au pied d'un petit quai en bois avec les marches de l'escalier recouvertes de mousse et d'algues. Ici,  l'unique "rue" est en fait un cheminement en bois sur pilotis qui domine de quelques mètres la grève sur les 3 côtés de l'anse autour de laquelle a été construit le village. De toutes petites échoppes faites de bric et de broc bordent cette "rue" : les villageois y vendent des cartes postales, des petits canoés faits en peau de phoque, des pointes  d'harpon / coupe-papier et autres petits accessoires taillés dans la corne, des petits paniers confectionnés en paille ou roseau, etc. Bien sûr, il n'est pas question de circuler autrement qu'à pied sur cette "rue" de 1,5 m maximum de large.


 

9H20 à Puerto Eden Par endroit en haut de la grève, près de petits appentis, des tas de 2 m de haut de coquilles de moules géantes, près de foyers où, je suppose, les moules sont cuites. Les hommes d'ici pêchent aussi le crabe qui leur assurent un revenu satisfaisant du fait de son cours élevé. Comme l'indiquent les lignes de centaines d'hameçons rangées sur une des barques sur la grève, ils pêchent également le poisson mais depuis 2 ans environ, une maladie "rouge" décime les poissons de la région.

Le village de Puerto Eden a beau être isolé, fait de maisons de bois assez sommaires, on peut s'y connecter à internet et l'école semble relativement bien équipée. Après avoir longé toute l'anse sur la "rue" principale et être revenu sur mes pas, j'emprunte un escalier de bois qui mène au sommet d'une colline vers un observatoire. Là encore, des enfants ou des adultes dans de toutes petites "boutiques", juste un guichet ou un théâtre de marionnettes pour gamins, attendent le chaland. Il bruine depuis notre débarquement : pas très gênant pour se balader mais suffisamment pour que j'hésite à sortir souvent mon appareil photo. De l'autre côté de la colline, près du rivage se trouve un hangar : la centrale électrique ?? ou alors ??

Après cette balade sur la colline, je retourne à bord du M/S Nornorge. Pendant le transfert, je prend "sous mon aile" un gamin de 5 ou 6 ans que sa mère a accompagné jusqu'à l'embarcadère. Un membre du staff lui a enfilé une brassière et je le "réceptionne" en bas de l'échelle/escalier du ponton. Pendant la navette jusqu'au navire : "¿ Como te llamas ? - Esteban" mais mon espagnol du lycée est beaucoup trop succinct pour engager plus loin la conversation. Lors du transfert du PCB à l'échelle de coupée, je l'assure de nouveau en le tenant par les bretelles de sa brassière mais Esteban n'a vraiment pas peur  et il me donne l'impression d'embarquer/débarquer comme celà tous les jours. Un des matelots du bord le prend ensuite en charge. Pendant que je gagne ma cabine, je me dis en souriant qu'il a du sècher l'école ce matin.

En fait 30 minutes plus tard, c'est toute l'école que je croise sur la coursive du pont 5. Tou(te)s les élèves sont accueilli(e)s à bord pour une visite et une collation à la cafétéria. J'avais cru comprendre que cet accueil à bord des enfants de l'école n'avait lieu que lors de la première escale de la saison mais sur le blog d'une passagère américaine, je vois que les enfants de Puerto Eden ont été à nouveau accueillis fin décembre 2005 à bord du M/S Nordnorge.

 

13H42 dans le Passage Anglais14H45, nous passons devant le Capitan Leonidas,  cargo échoué bien droit en 1968... on a presque l'impression qu'il est à flot car on ne voit pas du tout de récifs émerger tout autour. Son capitaine avait vendu à son profit la cargaison de sucre et puis sabordé son bateau croyant que la sucre fondrait au contact de l'eau et que personne ne pourrait prouver le détournement plus tard MAIS il avait "oublié" qu'un sac de tissu ou de toile, lui ne fond pas.

A cet endroit, le seno est relativement étroit et assez encaissé. Tout à l'heure, nous avons slalomé entre les "portes" du Passage Anglais. Sur un des ilôts, on devinait un oratoire alors qu'un petit remorqueur était en station à proximité, à l'entrée nord de ce passage délicat.


 

14H43 épave du Capitaine Leonidas


 

21H15 sur le Pacifique ; j'attends le coucher du soleil : le ciel est pratiquement dégagé, les quelques nuages sont colorés en rouge, en rose... c'est pas mal...

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