vers 78° nord à 2H

16 et 17 avril 2005 à Bergen

diaporama des photos du 16 et du 17 avril

 

12ème jourCa y est, nous sommes arrivés. Après m'être installé à l'hôtel, je ressort me balader en ville. C'est samedi et il y a vraiment beaucoup de monde sur les trottoirs. Peut-être est-ce le premier "vrai" beau jour ici à Bergen ? Beaucoup de personnes sont en "bras de chemise", les terrasses des cafés sur les quais de Bryggen sont envahies alors que les radiateurs sont [définitivement ?] rangés dans un coin.


 

A Bergen : le marché aux poissonsJe passe d'abord au marché aux poissons. Sur l'un des étals une pancarte annonce "¡ El hombre y el salmon, cuando mas salvaje, mas savoro son !"


 

vers Ulriken, une des collines ceinturant Bergen15 H 47, j'emprunte le Fløibanen, le funiculaire qui monte en 7 mn sur Fløyen.

16 H 11 dans les bois sur la colline. Je comprend pourquoi les bergennois aiment se balader ici. C'est calme ; on entend les oiseaux gazouiller ; les familles s'y promènent en pleine nature à quelques minutes du centre-ville. S'il n'y a plus de neige sur les collines ceinturant Bergen, la végétation est encore plaquée sur le sol, mais elle ne tardera sûrement pas à reprendre de la vigueur avec ce soleil printanier. Dans les arbres près du sentier, les bourgeons sont prêts à s'ouvrir.

16 H 20 assis sur un banc en haut d'une barre rocheuse : à mes pieds Bergen et le fjord avec ses nombreuses îles et îlots vers l'ouest et le nord. Il y a 2 minutes en entendant des "coin, coin, coin", j'ai pensé qu'il y avait un petit étang derrière moi sur une terrasse en milieu de pente. En fait, les cris venaient du ciel. Ce n'étaient pas des canards, les oiseaux étant bien trop gros. Je les ai observés avec mes jumelles : ils volaient sur 2 lignes parallèles, chaque oiseau étant décalé sur la gauche par rapport à son prédécesseur. Pendant que je les observais, ils se sont regroupés en 1 seule ligne tout en continuant leur progression et avec une belle organisation : l'un après l'autre, les oiseaux de la ligne qui allait disparaître s'inséraient entre 2 oiseaux de la ligne voisine.


 

depuis Fløien, le M/S FinnmarkenAu bord de la falaise j'entend les bruits de la ville, 300 à 400 m plus bas mais dès que je m'en écarte, un rideau de 10 ou 20 m d'arbres suffit à étouffer tous ces bruits et je suis "à la campagne" : gazouillis des oiseaux, bruit des nombreux ruisseaux couvrent presque ma voix sur mon dictaphone. J'aperçois le M/S Finnmarken à quai là-bas devant l'Hurtigruteterminalen.

En chemin, je croise de nombreux jeunes adultes qui reviennent de randonnée dans les collines voisines très fréquentées apparemment en ces premiers beaux jours.

Je n'ai jamais vu Bergen sous un si beau ciel. Seulement sur les sommets les plus élevés, il y a encore quelques névés.

16 H 30, je fais demi-tour car je ne veux pas trop m'éloigner de la gare du funiculaire... où ça sent la frite quand je reviens. On entend toujours les roulements de tambours en bas en ville du côté de Bryggen. Je les entendais déjà lorsque je suis passé au marché aux poissons.


17 H 20 de retour en ville, je vais vers Bryggen [sur la rive est de Vågen, le port originel de Bergen] le vieux quartier hanséatique. Apparemment, il y a un mariage à l'église Sainte Marie et une bonne partie des invité(e)s sont en costume traditionnel. Les roulements de tambours semblent s'approcher.

forteresse de Rozenkrantz17 H 37, toujours les tambours. Je viens de les voir : ce sont des gamins qui défilent au son des tambours, une arbalète sur l'épaule. Là, je viens de voir un "grand" de 12 - 13 ans bousculer son prédécesseur, un "petit" de 7 - 8 ans qui n'avançait pas assez vite ou plutôt qui hésitait à traverser le carrefour alors que bien sûr, les véhicules s'arrêtent pour les laisser passer. En fait, ils s'entraînent pour le défilé du 17 mai, jour de fête nationale. En 2005, ce jour sera plus solennel que d'habitude car c'est le centenaire de l'indépendance de la Norvège.

En revenant vers l'hôtel, j'observe quelques instants la vedette de la NSSR, la société de sauvetage en mer. Elle est vraiment impressionnante par sa taille, le crochet de remorque, etc. Plus loin, des vedettes, bien plus petites bien sûr, sont amarrées devant Bryggen : un chien, impassible, prend le soleil sur le roof de l'une d'elles. Une dizaine de "bickers" garent leurs Harleys juste devant le chien... qui dresse à peine une oreille distraite.


 

 

dans Bryggen dimanche matinDimanche matin 9 H 48 sur les quais de Vågen ; apparemment, la nuit a été bien arrosée : beaucoup de canettes vides sur les quais [j'en suis surpris], dans les cockpits des vedettes amarrées. Une balayeuse passe sur le quai pour faire disparaître rapidement les traces des libations de cette nuit.

Hier après-midi, je m'étais balader du côté de la forteresse de Rozenkrantz ; ce matin, je profite qu'il n'y ait pas encore grand-monde dans les rues et du grand soleil [2 jours de rang à Bergen !!] pour visiter Bryggen même. J'emprunte un des escaliers pour monter dans une galerie et évidemment... je me cogne la tête à une poutre alors que j'observe un chat somnolant au soleil. Difficile de rentrer discrètement chez soi ici : les escaliers, les galeries, tout grince à chacun de mes pas.

Au faite des toits, des rampes de gicleurs d'eau sont installés afin de combattre un éventuel début d"incendie : tout est en bois ici, même le sol des passages étroits faisant office de ruelles. Aux endroits "stratégiques", des espèces de peignes aux dents espacées de 5 à 10 cm et pointant vers le haut sont installés afin d'empêcher la pose des pigeons sans doute.


 

Bryggen depuis la rive ouest de Vågen, dimanche matin11 H 44, de retour à l'hôtel puis direction l'aéroport sous toujours un grand soleil.

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